jeudi 4 septembre 2008
Déménagement
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Stephanie Trudel
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13 h 29
Labels: États d'art
mercredi 27 août 2008
Un brin de tranquillité dans la tempête
Que de tristesse également de ne pas assister au FFM (Festival des films du monde de Montréal) ni à la conférence du MAP (Mouvement art public)! Mais il faut savoir doser en cette dernière semaine, semaine de vacances (?!) où je dois toujours courir : rassembler les papiers importants, faire les boîtes, les valises, acheter les billets de train, les adapteurs, les bonnes chaussures et tout autre besoin qui saura compléter la liste avant de s'envoler. Sans oublier les aurevoirs avec ceux qui me sont les plus chers.
Plus que quelques jours...
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Stephanie Trudel
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11 h 30
Labels: États d'art
vendredi 1 août 2008
À l'aube d'une nouvelle vie
Dans un mois, jour pour jour, je m'envolerai vers un autre continent, pour une nouvelle réalité, pour une nouvelle vie...
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Stephanie Trudel
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16 h 05
Labels: États d'art
mardi 22 juillet 2008
De l'art à la rue
Des ressources naturelles s'effritent.
Des hommes s'enrichissent.
D'autres s'appauvrissent.
Des innoncents meurent à cause d'une guerre, pour une richesse économique éphémère.
Et au lieu de se mobiliser dans le but de réduire les effets nocifs de ce chaos, on blâme les militants qui tentent de faire leur petit bout de chemin, pour sensibiliser leur prochain.
Souvent, ces êtres optimistes, inoffensifs, créatifs, sont des artistes.
Inspiration :
Roadsworth: Crossing the Line
« Things happen when you take risks »
- Peter Gibson
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Stephanie Trudel
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14 h 31
Labels: États d'art
jeudi 17 juillet 2008
Courir sa vie
Au travail, je commence à me lasser. Je somnole sans arrêt. Pour repousser mes tâches, je parcours la Toile à la recherche de nouvelles découvertes artistiques. À la recherche de ce que j'aurai envie de faire de l'autre côté. À la recherche du cliché à saisir.
Je manque de temps. J'ai peur de m'arrêter. J'embrasse chaque instant. Je devrais tenter quelques fois de m'échapper, pour respirer, pour équilibrer mon quotidien.
J'ai besoin de poésie.
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Stephanie Trudel
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09 h 52
Labels: États d'art
lundi 14 juillet 2008
Épousseter le passé
« Cette partie de notre vie posée sur une étagère. Nous y faisions un peu de poussière. »
Tiré de Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
Ce genre de nostalgie ne mène nulle part.
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Stephanie Trudel
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11 h 19
Labels: États d'art
lundi 7 juillet 2008
Sex, drugs & rock 'n' roll à St-Éphrem-de-Beauce
Ce sont les 27, 28 et 29 juin derniers que j'ai eu mon baptême du fameux festival québécois, Woodstock en Beauce. Tous les rituels étaient au rendez-vous : alcool à profusion, public carburant aux diverses substances illicites, toilettes chimiques saturées, boue, paix, amour et surtout, musique. Malgré la mauvaise température (nos tentes flottaient littéralement sur l'eau), cette première expérience n'aura pas été la dernière.Étant donné sa location, Woodstock en Beauce est souvent associé à un rassemblement de Beaucerons barbares qui se débauchent sous les airs de groupes hommage ratés. Pour cette 14e édition, la programmation n'avait rien de lamentable. Des artistes notoires tels Bran Van 3000, Billy Talent, Gob et Pascale Picard Band ainsi que des formations émergentes telles Misteur Valaire, Chocolat et Gatineau ont su faire oublier au public la chaleur accablante des deux premiers jours et la violente pluie des derniers jours.
Semaine de travail oblige, je n'ai malheusement pas pu assister aux spectacles du mercredi et du jeudi. C'est toutefois avec une patience bien méritée que je me suis présentée à la prestation de Bran Van 3000 et celle de Billy Talent.
Malgré l'insatisfaction qu'a engendré le resultat de l'album Rosé, le retour de Bran Van sur scène ne s'est pas avéré aussi décevant. La troupe de James DiSalvio avait de l'énergie à revendre au public avec un répertoire des pièces les plus appréciées de ses trois opus.
Pour sa part, le groupe canadien Billy Talent a su littéralement déchaîner la foule. C'est avec un charisme et une humulité surprenante que Ben Kowalewicz a chanté les succès de son groupe tout en développant une relation particulière avec le public. Il a notamment gagné le respect de plusieurs au moment où il est descendu de la scène pour emprunter le chandail des Nordiques à un fan, pour ensuite l'arborer dans l'interprétation des dernières chansons.
Outre le retour de Bran Van 3000 et la performance enflammée de Billy Talent, c'est la prestation du groupe montréalais The Stills qui suscitait davantage mon intéret. J'étais excitée à l'idée d'entendre les pièces de l'excellent Without Feathers ainsi que celles du nouvel album qui sera en vente le 19 août prochain. Quelle déception toutefois! Non seulement il y avait à peine 50 personnes (lesquelles n'avaient aucune idée de qui était le groupe) sous la tente où The Stills donnait son spectacle, mais le son était beaucoup trop fort et le répertoire musical avait mal été sélectionné. Le groupe a joué deux chansons de Without Feathers et celles du nouvel opus ne sonnaient pas à leur avantage. C'est la tête baissée que j'ai quitté le chapiteau pour ensuite assister à une prestation hommage de Cat Stevens. J'ai malgré tout retrouvé le sourire sous la pluie, transportée par les douces mélodies de cet homme qui avait non seulement la même voix que Stevens, mais dont le physique lui ressemblait étrangement. Moment cliché référant à Woodstock '69.
Nouveau coup de coeur musical des Québécois cette année, Pascale Picard était l'artiste vedette du samedi soir. Même si je ne suis pas une grande admiratrice, j'étais curieuse de voir ce qu'elle avait à offrir sur la scène. Sa performance s'est finalement avérée des plus décousues. L'artiste, sous l'influence abusive de l'alcool, était non seulement incohérente dans ses propos, mais dans sa musique. Elle a notamment interrompu une pièce pour présenter son groupe, et ce, sans reprendre cette même chanson par la suite.
Mis à part la musique, il était impressionnant de voir toute cette masse de gens littéralement « défoncée » 24 heures sur 24, pendant quatre jours. La superficie du site semblait aussi sans fin avec tous ses hectares de tentes multicolores qui se multipliaient sans cesse. Ce sera probablement un rendez-vous l'été prochain. Cette fois-ci avec plus de renfort contre les intempéries pour enfin profiter davantage de toute cette déchéance musicale et festive.
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Stephanie Trudel
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10 h 26
Labels: Critique musicale, États d'art
mercredi 2 juillet 2008
24 chandelles
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Stephanie Trudel
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09 h 48
Labels: États d'art
lundi 30 juin 2008
Bilan du mois
The RaconteursTout d'abord, le spectacle tant attendu non seulement de l'été, mais de l'année : The Raconteurs. Leur dernier passage à Montréal à l'automne 2006 avait été mémorable et je ne croyais pas que cette deuxième fois pouvais l'être davantage. Baptisé comme étant le meilleur groupe live par nul autre que Bob Dylan, titre secondé par les magazines musicaux spécialisés, Jack White et ses quatre acolytes ont fait non seulement vibrer nos tympans, mais notre épiderme. Notons particulièrement la performance de Blue Veins, pièce que le groupe a joué sur plus d'une dizaine de minutes avec une introduction instrumentale qui renvoyait à la signature musicale de Pink Floyd. Cette prestation a été sans aucun doute la meilleure de tout ce que j'ai pu voir jusqu'à aujourd'hui. Wake Up d'Arcade Fire passe désormais au second rang.
Égal à lui-même, Jack White, munie de sa guitare, était toujours aussi glorieux. Sa guitare acoustique, laquelle expulse un son à la fois perçant et pur, rendait à merveille la tonalité folk dont The Raconteurs sait si bien manipuler.
KarkwatsonCe qui fut le plus touchant était de voir ces deux groupes se lancer la balle, dans les deux langues (anglais et français), une semaine avant la St-Jean-Baptiste. Pour quelques heures seulement, sous la chaleur écrasante du National, on pouvait assister à un spectacle qui réunissait deux richesses musicales québécoises où la langue n'était plus un conlfit politique, mais bien un art culturel.
Enfin, la chimie de Karkwatson fut à son apogée lors de la prestation accoustique de Man Under the Sea alors que Patrick Watson et Louis-Jean Cormier se sont placés sur un petit monticule au milieu du public, que les sept autres musiciens étaient sur la scène et que la foule accompagnait a cappella Watson et Cormier. Une seule déception : l'absence de The Great Escape dans le répertoire de la soirée.
Vier MinutenOeuvre acclamée dans plusieurs festivals de films européens, Vier Minuten de Chris Kraus est un long-métrage émouvant que j'attendais depuis le printemps dernier. L'histoire de cette jeune criminelle allemande au talent de pianiste incomparable est à la fois crue et touchante. Le parallèle entre la réalité persécutrice de Jenny (Hannah Herzsprung) et l'univers gracieux de la musique classique crée une poésie dans le schéma narratif du film. La dynamique entre la pianiste et son professeur (Monica Bleibtreu), un échange constant de haine et d'amour, relève d'une tension sexuelle refoulée. Les deux performances s'avèrent visiblement mémorables, notamment dans la scène finale alors que la jeune pianiste donne une performance devant public; une scène renversante où la protagoniste s'emporte dans sa musique jusqu'à exploiter littéralement le mécanisme de son instrument.
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Stephanie Trudel
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10 h 08
Labels: Critique cinématographique, Critique musicale, États d'art
lundi 16 juin 2008
La spiritualité artistique
Le célèbre cinéaste américain David Lynch a publié il y a un peu plus d'un an Catching the big fish, un essai sur son processus créatif, un processus basé principalement sur la méditation.Je ne ferai pas de critique, puisqu'il s'agit d'un livre plutôt délicat à commenter. Toutefois, je me permettrai de dire qu'il s'agit d'un ouvrage essentiel pour ceux qui ont non seulement besoin de se recentrer spirituellement, mais surtout pour ceux qui ont besoin de raviver leur créativité.
Voici quelques citations qui m'ont particulièrement inspiré :
« The world is as you are »
« True happiness lies within »
« Intuition is seeing the solution - seeing it, knowing it. It's emotion and intellect going together »
« If you do what you believe in and have a failure, that's one thing: you can still live with yourself. But if you don't, it's like dying twice. »
« But sunlight, for instance, doesn't get rid of negativity. It gets rid of dakness, but not negativity. Don't fight the darkness. Turn on the light and the darkness goes. Turn up that light of pure consciousness: Negativity goes. »
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Stephanie Trudel
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14 h 08
Labels: Critique littéraire, États d'art
jeudi 29 mai 2008
Montréal (cette ville)
Même si je laisse quelque peu derrière de riches moments avec des gens pour lesquels j'ai le plus d'affection, avec lesquels j'ai manifestement grandi, il va sans dire que c'est avec le sourire aux lèvres que je repars à la découverte des richesses que nous offre cette magnifique ville.
Que de plaisir de savourer un verre sur une nouvelle terrasse, de s'arrêter dans une galerie alors qu'on ne faisait que ses courses, de rêvasser en allant au marché, d'écouter plusieurs groupes émergents lors d'un festival, de voir des films autres que ceux d'un top 10, et ce, dans sa version originale, de faire les boutiques à la recherche d'un morceau unique qui saura mettre en valeur notre personnalité, de dévorer un livre sur les quais du Vieux-Port, de ne pas toujours sortir dans le même bar et de danser au milieu d'un dimanche après-midi sur l'Île-Ste-Hélene.
Montréal, ce n'est pas juste de la pollution et une population frustrée.
Malgré tout, je me sens parfois lassée. J'appréhende toujours ce moment où je quitterai ce continent pour me rendre de l'autre côté de l'océan. Plus que quelques mois...
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Stephanie Trudel
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15 h 41
Labels: États d'art
jeudi 17 avril 2008
Pensée du jour
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10 h 38
Labels: États d'art
dimanche 13 avril 2008
Un décompte impatient
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Stephanie Trudel
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09 h 58
Labels: États d'art
lundi 31 mars 2008
À la recherche du temps
Ça ne va pas. J’ai envie de fuir, de m’évader, de partir en cavale, d’échapper à tout le chaos qui m’oppresse. Les travaux scolaires et les obligations quotidiennes m'empêchent de respirer convenablement. Je voudrais vous faire part de la prestation enflammée de Misteur Valaire au Café Campus mercredi dernier, du nouvel album éclaté de The Kills, de ma hâte incontrôlable à les voir en spectacle le 4 mai prochain, vous parler aussi du nouvel opus de The Raconteurs, l'agréable présence du piano qu'on y retrouve, vous partager également la musique de Sons & Daughters, ma déception d'avoir raté leur spectacle à La Sala Rossa mardi dernier, vous rédiger ma critique sur le magnifique Paranoid Park de Gus Van Sant et enfin celle de roman de Patrick Modiano, Dans le café de la jeunesse perdue, à la fois simple, poétique et construit de manière originale et efficace.
Eh non. Je dois peaufiner une bande-annonce qui sera projetée sur les écrans de cinéma, une animation dont j'éprouve à peine un grain de fierté, terminer une autre animation dont la fin me semble inexistante, sans oublier les travaux de recherche qui me semblaient enrichissants et dont je me suis vite lassée. Enfin, ce projet vidéo dont les efforts acharnés se sont vu soudainement chambardés. Le dilemme de continuer s'est imposé. Ce qu'on ne ferait pas pour rendre tous les sentiments que l'on éprouvent pour ses pairs! Cette fidélité me motive et m'essouffle à la fois. Où est donc passée cette attitude nonchalante récemment adoptée qui permettait d'équilibrer mon quotidien?! Peut-être vais-je pouvoir la retrouver lors de mon passage dans la Métropole le weekend prochain, ma dernière chance avant le retour officiel. Puis l'Europe. Enfin l'Europe. Une autre réalité qui commence à ne plus se faire attendre...
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Stephanie Trudel
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13 h 33
Labels: États d'art
lundi 17 mars 2008
Justice for all, shame on me
Après avoir raté de peu un spectacle annoncé à la dernière minute en supplémentaire au Métropolis, il n'était pas question de laisser passer la chance d'assister à celui donné au CEPSUM dimanche dernier. Il s'agit ici de la nouvelle sensation électro française, abusivement comparée aux vétérans Daft Punk, Justice.Résultat : un scénario inimaginable.
Après un souper bien arrosé, trois filles se rendent à Outremont pour en rejoindre deux autres. L'une d'entre elles, fidèle à ses habitudes, arrive avec quelques minutes de retard. Il est 20h. Le spectacle vient tout juste de commencer. Personne n'est trop agitée. On se fout des deux sets de DJs invités. Les cinq filles quittent alors Outremont pour aller prendre un verre dans un pub étudiant, non loin du CEPSUM, afin de réchauffer l'atmosphère et d'attendre que les artistes en première partie terminent leur prestation. 21h sonne. Quatre filles enfilent leurs manteaux. Au moment où elles se lèvent, une des cinq se dirige vers la table avec un deuxième pichet. Trois d'entre elles se regardent sans trop comprendre la raison de ce surplus d'alcool à cette heure presque alarmante. Confuses, elles rassoient. Les discussions reprennent de plus bel. 22h15 sonne. Une des cinq est prise de panique. Les filles courent donc vers le métro. Elles attendent le métro. Elles prennent le métro. Elles débarquent du métro. Elles arrivent sur les lieux. Les gens de la billetterie les regardent d'un air douteux et amusé. Le vestiaire indique complet.
On pénètre enfin dans le complexe avec nos manteaux d'hiver sur le bras : le public est en transe et Justice est tout simplement à son apogée. Je veux m'effondrer. Je n'arrive pas y croire. On tente tout de même de s'infiltrer dans la foule. J'essaie malgré tout de profiter des pièces qui restent. Une des cinq demande à une personne inconnue depuis combien de temps Justice est sur scène. Il répond : « Un peu plus d'une heure ». Je veux pleurer.
La scène est majestueuse. Trop d'amplis qui ne sont là que pour donner un effet imposant au monticule du fameux duo. Trop de lumières qui intensifient l'état de transe de la musique et, par le fait même, celui du public. Mais cet abus donne au décor une vibe ensorcelante. L'intensité des mix pénètre directement les parties nerveuses du corps. C'est tout simplement malade! Après deux pièces, Justice signe son au revoir. J'en veux davantage. Le groupe revient quelques instants plus tard pour un rappel de deux autres chansons.
Je sors du complexe la tête basse. Non seulement je viens d'assister à au show le plus aguichant de l'histoire, mais j'ai déboursé 40$ pour quatre pièces.
Je suis officiellement pissed. Trois des cinq filles quittent sans dire un mot. Elles ont été mangées leurs émotions au McDo. J'ai encore mal au coeur...
Tout un cadeau de fête Ari!
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Stephanie Trudel
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10 h 09
Labels: Critique musicale, États d'art
vendredi 7 mars 2008
La disparition d'une muse
Par cette journée où le soleil dégage une puissance illuminée, je me suis dit qu'en allant faire une promenade il pourrait me partager sa force. Je me suis rendue au marché. Je suis revenue lassée. Étant donné que le printemps cogne à la porte, j'ai enfilé mes bottes vertes, celles qui me font gambader. J'ai fini par me traîner les pieds.
Que veut-elle prouver en disparaissant subitement? L'impulsivité ne fait pourtant pas partie de sa personnalité. Quelques fois j'ai l'impression que je devrais arrêter de jongler aisément avec le rêve et la réalité. Est-ce qu'agir signifie cesser de rêver? Peut-être a-t-elle favorisé un univers qui m'a échappé? Un univers où elle se trouve davantage à son aise, où sa tâche demande moins d'efforts. Je hais le confort. Serait-ce simplement une preuve d'incompatibilité? Je n'y crois pas.
Pourquoi ne revient-elle pas, cette muse qui a si foi en moi?
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Stephanie Trudel
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14 h 16
Labels: États d'art
vendredi 29 février 2008
Le comble du bonheur
Quand tu as l'impression que tu ne verras jamais la lumière au bout du tunnel
Quand tu décides subitement d'arrêter de sombrer
Quand tu ressens un appel et que tu choisis de faire confiance
Quand tu mets toute ton énergie dans un projet qui devient vital
Quand tu as foi en le destin
Il suffit simplement d'y croire et de se laisser aller
C'est officiel : j'ai été acceptée dans le programme Histoire et esthétique du cinéma à l'Université de Lausanne en Suisse pour la session d'automne 2008, et ce, 3 mois à l'avance. Pourquoi cette réponse précoce? Le dossier à été déposé il y a à peine 3 semaines. S'agit-il d'une procédure formelle? Un coup de cœur? L'impact d'une certaine lettre?... Peu importe.
En cette belle journée ensoleillée, je flotte sur un nuage. Je me sens légère. Mon sourire est figé. Je vis le comble du bonheur.
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Stephanie Trudel
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14 h 51
Labels: États d'art
Somewhere, over the rainbow
Je suis essoufflée. La mi-session n’a pas été de tout repos. Malgré tout, je n’ai jamais été aussi zen de toute ma vie. Reste à voir d’ici quelques semaines si ça aura généré du positif. Je crois que c’est l’arc-en-ciel de Radiohead qui m’a sauvé de tout ce stress vicieux. La voix mélancolique de Yorke dirigée par les douces mélodies parsemées de tonalités électro a su maintenir ma concentration didactique, tout en laissant une embrasure à l’évasion imaginaire.
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Stephanie Trudel
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10 h 20
Labels: États d'art
mardi 26 février 2008
Plus tard, quand je serai grande, je serai…
Dans le cadre de la 26e édition des Rendez-vous du cinéma québécois, j’ai assisté à une conférence donnée par six producteurs (Luc Déry, Kim McCraw, Sylvain Corbeil, Paul Barbeau, Pierre Even et Réal Chabot) sur l’avenir et les enjeux du métier de producteur. En prenant place dans le bistro SAQ, je me suis dit : « Moi, quand je serai grande, je serai productrice ». Quand je suis sortie j’étais toujours convaincue que je serai.
Même si le débat m’a laissé sur ma faim (s’il en avait un), j’étais heureuse d’apprendre que malgré la situation difficile du marché cinématographique québécois, en ce qui a trait particulièrement au financement, il est toujours possible de trouver son compte dans le domaine et surtout, arriver à mettre en images ce en quoi nous avons foi. Les propos de Pierre Even (C.R.A.Z.Y., Nitro) étaient éloquents à ce sujet. Ce que le cinéma québécois a besoin, c’est une notoriété internationale. L’industrie cinématographique a connu (et connaît toujours) l’invasion américaine, il y a ensuite eu la vague du cinéma français, puis la marginalité du cinéma danois et j’en passe. À quand la reconnaissance d’une signature québécoise?
J’ai ensuite assisté (enfin!) à la projection de Continental, un film sans fusil. Je n’en parlerai pas puisqu’une critique sera publiée sous peu. Je ne peux toutefois me retenir sur un commentaire : il s’agit définitivement, selon moi, du meilleur film de l’année 2007, toutes catégories confondues. Stéphane Lafleur était présent après le visionnement pour répondre aux questions du public. Il est d’une humilité inspirante. Ce réalisateur sensible représente définitivement l’essence de la nouvelle génération de cinéastes québécois.
J’ai récemment lu un article dans Voir Estrie, une entrevue avec Yves-Christian Fournier, réalisateur de Tout est parfait. Il soulignait justement cette nouvelle effervescence cinématographique. Il concluait ses propos en disant : « Mon rêve, c’est de pouvoir faire partie d’une époque d’or du cinéma québécois, qu’il y ait une synergie entre les réalisateurs, comme à l’époque de Gilles Groulx. » Avec Falardeau, Villeneuve et Turpin en tête, chaperonnés par Stéphane Lafleur, Sébastien Rose, Louis Bélanger et Maxime Giroux, j’ai l’impression que le souhait de Fournier se concrétisera.
Comme le disait Paul Barbeau, président de la maison de production Núfilms : « Tu veux faire un film, fais-le! Un projet pilote te passionne, produis-le! ». La série de courts métrages à laquelle je me suis présentée par la suite s’est avérée la preuve de cette conviction. Des films tels Mordu de Lucie Pagé (direction photo renversante et récit narratif poétique touchant) ainsi que Dust Bowl Ha! Ha! de Sébastien Pilote (œuvre magnifique et bouleversante dans sa simplicité, aussi gagnant du meilleur court métrage de fiction dans le cadre des RVCQ) démontrent que la relève n’a pas terminé de grandir et surtout, d’avoir un impact révélateur sur l’industrie.
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Stephanie Trudel
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23 h 26
Labels: États d'art
dimanche 24 février 2008
Bonnie & Clyde
J’ai fait mon sac et j’suis partie. Au diable les travaux de mi-session! Au diable l’emploi merdique à temps-partiel! Au diable les règles du quotidien auxquelles on doit se soumettre! Ce qui devait être un aller-retour, le temps que tout s’envole au moment même de le vivre, s’est avéré un exil de quatre jours.
Il ne s’agit pas d’un road movie des années 60 où l’on se prétend gangster, mais plutôt d’être fugitif d’une réalité qui nous impose un cadre, l’oppression de plaire, de réussir. I chose otherwise.
I chose to believe
I chose faith
I chose to have the choice
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Stephanie Trudel
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13 h 54
Labels: États d'art

