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vendredi 6 juin 2008

Montréal à la mode

Dans le cadre de la 8e édition du Festival mode & design de Montréal, je me suis rendue au défilé de E.R.A. Vintage Wear, une ligne qui redonne une touche avant-gardiste à des morceaux purement rétro. J'ai eu quelques coups de cœur, sans toutefois tomber en amour. Le public semblait apprécier, particulièrement lorsque la porte-parole de l'événement, Geneviève Borne, défilait avec assurance, mais surtout amusée par l'émoi qu'elle provoquait auprès de la foule.

Apr
ès un peu moins de vingt minutes, la passerelle s'est éteinte. L'amie branchée et moi avons ensuite enchaîné sur cette vague vintage qui nous séduit tant et qui est désormais grandement influente grâce, non pas aux designers américains, tels Marc Jacobs, mais bien à ces blogueuses françaises qui ont une créativité particulièrement surprenante, mais surtout coquette pour les agencements dits « rétro ».

C'est alors qu'une journaliste de La Presse interrompt notre conversation afin qu'on lui t
émoigne davantage notre « expérience » avec le Festival, et surtout, avec l'art textile vintage. À la suite de cette conversation qui, ma foi, prenait beaucoup d'ampleur et devenait quelque peu intimidante (nous aimons, nous en sommes passionnées, mais nous ne sommes pas des spécialistes), l'amie branchée et moi nous sommes déplacées vers la scène principale sur laquelle défilaient quelques morceaux des lignes majeures torontoises.

Pour la saison Automne/Hiver, rien de surprenant : la robe longue et le jumper sont
à l'honneur. Une touche de classisme et d'élégance. Pour la saison Printemps/Été, le style bohème est toujours en vedette. La tunique ample ornée de pierres massive donne à la fois un look léger et funky, et ce, tout en confort. Mon principal coup de cœur : House of Spy.

Mis
à part les touristes (principalement masculin) désagréables qui étaient présents que pour la silhouette des mannequins, le Festival mode & design de Montréal est un événement grandement apprécié par le public étant donné son accessibilité. Les défilés sont trop souvent réservés à une élite particulière. Avec un événement du genre, on souligne pour quelques jours le talent du plus grand designer contemporain : la rue. Ce sera un autre rendez-vous ce soir.

« La mode ne s'affiche pas, elle défile ».

vendredi 23 février 2007

California, now they’re gone!

Ils ont désormais quitté nos écrans ces personnages, ma foi si superficiels, dont je ne pouvais me séparer chaque semaine, et ce, depuis quatre ans. En effet, c’est hier, 21 h, sur les ondes du réseau américain FOX, que la célèbre télésérie The O.C. diffusait ses soixante dernières minutes.

Faut croire que son créateur, Josh Schwartz, avait une dent contre le réseau alors que le personnage de Summer (Rachel Bilson) critiquait dans une scène : « These teen TV shows never end! ».

L’épisode n’a été que prévisible. Il
était également beaucoup trop chargé : mariages, déménagement, nouvelle entrée sur le marché du travail et tout le tralala. Schwartz n’a laissé aucune place à l’imaginaire du téléspectateur : il lui a tout balancé, et ce, en moins de dix minutes.

Que de soulagement toutefois, au cours de la dernière scène de l’émission, alors que le plus beau plan de la série a été réinsérer au montage, plan tourné lors de la première saison, alors que la silhouette de Marissa (Mischa Barton) se dessine à contre-jour d'un couché de soleil sublime. Schwartz n’avait d’autre choix que de ramener l’âme de ce personnage au cours de ce dernier épisode : après tout, la série lui doit bien son succès.

R.I.P. Orange County… and thank God we still have One Tree Hill!