dimanche 17 février 2008

Définir la réalité

Je traverse présentement une phase où je me questionne sur les limites imposées par la réalité. Jusqu'où il est « permis » de jouer avec le rêve, voire le fantasme, et la réalité? Quelles sont les conséquences de jongler avec ces deux univers sans que l'un n'empiète dangereusement sur l'autre? J'ignore si j'ai vraiment envie de trouver des réponses. Toutefois, un passage de Dans le café de la jeunesse perdue (je sais, j'abuse un peu dans le partage de ma lecture de ce nouveau roman) m'a particulièrement séduite dans ce questionnement quelque peu philosophique sur la vie.

« Dans cette vie qui vous apparaît quelques fois comme un grand terrain vague sans poteau indicateur, au milieu de toutes les lignes de fuite et les horizons perdus, on aimerait trouver des points de repère, dresser une sorte de cadastre pour n'avoir plus l'impression de naviguer au hasard. Alors, on tisse des liens, on essaye de rendre plus stables des rencontres hasardeuses. »

vendredi 15 février 2008

J'aime

- Me lever à 4h45 du matin pour me rendre à un shooting qui finit par s'avérer efficace.
- Faire des mises à jour web sans que Dreamweaver plante.
- Recevoir le nouveau numéro de 24 images.
- Recevoir mon passeport 3 semaines à l'avance.
- Écouter Old world underground, where are you now? en cette journée de tempête.
- Apprendre que le nouveau film de Gus Van Sant sera à l'affiche dans quelques semaines.
- Lire la critique sur Paranoid Park et sourire à tous les paragraphes parce que les propos cités me font déjà ressentir le film.
- Être inspirée dans mon écriture scénaristique.

jeudi 14 février 2008

L'art est un cercle vicieux

La mi-session est déjà entamée. J’en ai par-dessus la tête. De l'art plein la tête. Je me suis promise de ne plus me laisser assimiler par la pression négative. Le moyen pour y arriver : prévoir des moments qui sauront nourrir ma motivation et conserver mon esprit sain. Malgré le respect de cet objectif, j'ai l'impression de baigner dans une saturation des arts qui tend à m'éloigner du reste du « monde ». À l'horaire : shooting pour un projet multimédia, conférence de presse pour un concours cinématographique, surcharge d'ouvrages et d'articles sur la notion démocratique de l'art, scénarisation d'un projet vidéo, emploi à temps partiel au Centre culturel. Pour ne pas perdre la tête : installation de Marc Garneau à la galerie Horace, We are wolves et Pas chic chic au Téléphone rouge, le lancement de disque de Dactylo Fidelity, un aller-retour aux RVCQ pour profiter d'une conférence, pour voir (enfin!) Continental, un film sans fusil, et peut-être Borderline (film qui me titille de plus en plus non seulement grâce aux critiques, mais aussi grâce aux propos d'une amie branchée) et, pour le mois de mars, The Hives, Justice et peut-être une soirée électro endiablée de la S.A.T. donnée par Moby. Mon quotidien serait-il en manque de diversité?

mardi 12 février 2008

Quand le destin t'appelle

Le dossier est enfin déposé. Il ne reste plus que 3 mois à patienter. Attendre le moment où la vie me mènera vers ce Y tant attendu : Sherbrooke ou Lausanne. La tangente à entreprendre sera définitivement Lausanne (il le faut, donc ce le sera!). Je suis enfin prête, prête pour partir à la quête de nouveaux horizons culturels, prête pour une dernière poussée de croissance avant de plonger dans le vrai(?) monde. Ainsi, je vais compléter mon baccalauréat en communication en Suisse l’automne prochain. À l’horaire : des cours en histoire et esthétique du cinéma, des concerts, une surdose d’expositions muséales, des trouvailles artistiques, de nouvelles rencontres, des périples par-ci par-là à travers l’Europe, de grands moments de bonheur, quelques tristesses et surtout, mon aventure londonienne. Je partirai l’esprit clair, un nouveau départ, un objectif en tête : trouver l’essence de ma vision, de ma passion, de mon existence. Le destin est ce qui nourrit la vie.

mardi 5 février 2008

consommARTion

Les achats sont faits. Sans vouloir paraître supercielle, je me sens mieux! La facture fait grincer des dents : environ 150 $. Comment pouvais-je résister?! Sortie du renversant Across the universe aujourd'hui, 2 romans (dont le mystérieux Dans le café de la jeunesse perdue), 4 CDs (la dernière fois que je m'en étais procuré un remonte à novembre dernier) et l'édition du mois de février de Nylon, édition spéciale sur la scène musicale underground et le milieu trash de la mode londonienne, avec en couverture, mon nouveau coup de coeur british : The Kills. Certains « pimp » leur voiture, d'autres leur ordinateur, de mon côté ce sont ma bibliothèque, mon iPod et mon lecteur DVD. Le pire dans tout ça, c'est que j'ai des devoirs par-dessus la tête et je ne pourrai même pas en profiter tout de suite...

dimanche 3 février 2008

Recoller les morceaux

Après des moments noirs quelques fois parsemés de moments plus blancs, d'autres gris, l'âme commence à reprendre sa force. Le soul criard de Janis sait resaisir des réflexions qui ne devraient pas avoir tant d'emprise. De Piece of my heart à Mercedes Benz passant par Me and Bobby McGee, sa poésie trouve le moyen de nous cracher au visage une réalité(?) qui ne devrait pas être ignorée et qui n'est surtout pas à plaindre. « Get it while you can », disait-elle.

vendredi 1 février 2008

Back to black

Amy joue en boucle aujourd'hui. Impossible de m'en défaire ces derniers jours. Ses airs de blues teintés de jazz motown me rendent taciturne. J'ai envie de fuir, quelque part où je n'aurai aucun repère, pavé de pierre, petite table ronde sous un soleil presque chaud, cappuccino, Dans le café de la jeunesse perdue. J'crois bien me procurer ce roman demain. L'envie d'une cigarette me prend. Presque trois ans d'abstinence déjà. À quoi bon. Coffee and cigs, le cliché noir et blanc, un moment d'illusion qui nous fait croire que la réalité devient plus légère lorsqu'on inhale la substance. Toxique. Il est temps de changer le disque.